Le principal signal macroéconomique est que le risque géopolitique alimente directement les perspectives d’inflation et de confiance, même si les marchés financiers tentent d’anticiper une issue moins grave.
Aux États-Unis, la confiance des consommateurs est tombée à un nouveau plus bas record en mai, selon le rapport de CNBC, alors que les ménages craignaient de plus en plus que la guerre entre les États-Unis et l’Iran et la hausse des prix du pétrole ne fassent grimper l’inflation. Cela met en évidence un risque bien connu pour la croissance : une confiance plus faible peut restreindre les dépenses avant même que la hausse des coûts de l’énergie ne frappe pleinement l’économie.
Dans le même temps, la NHK japonaise a annoncé que l'indice Dow Jones Industrial Average avait atteint un niveau record pour une deuxième séance consécutive le 22 mai. Cette décision était motivée par l'attente de progrès dans les négociations visant à mettre fin aux combats entre les États-Unis et l'Iran, ce qui a incité à des achats plus importants sur le marché.
Ce contraste met en évidence un écart grandissant entre la psychologie du consommateur et les prix du marché. Les ménages semblent concentrés sur la menace immédiate du coût de la vie liée à l’énergie, tandis que les investisseurs envisagent la possibilité que la diplomatie puisse apaiser les craintes liées à l’offre et stabiliser l’appétit pour le risque.
Au Royaume-Uni, le jour le plus chaud de l'année jusqu'à présent a coïncidé avec d'importants flux de voyages pendant les jours fériés, avec des températures atteignant 28,4°C dans certaines parties de l'Angleterre et des retards signalés à l'aéroport de Douvres et de Birmingham, selon la BBC. Ces perturbations sont une histoire locale, mais elles soulignent également à quel point les chocs climatiques et les difficultés liées aux transports peuvent compliquer les modes de consommation et l’activité commerciale à court terme.
Ensemble, ces évolutions sont importantes car elles façonnent l’équilibre entre pressions inflationnistes et résilience de la croissance. Si les craintes liées aux prix du pétrole persistent, les décideurs politiques pourraient être confrontés à un compromis plus difficile, tandis que tout apaisement crédible des tensions liées à l'Iran pourrait soutenir les marchés et limiter un impact plus large sur l'activité.