Les inquiétudes croissantes concernant une perturbation prolongée autour du détroit d'Ormuz ont dominé la situation macroéconomique, propulsant les prix du brut à New York au-dessus de 108 dollars le baril. Pour l’Asie, cette décision est importante car la région reste très exposée aux coûts de l’énergie importée et aux risques liés au transport maritime.
La réaction du marché a également été visible au niveau des devises. À New York, le yen s'est affaibli vers le milieu des années 160 par rapport au dollar, son niveau le plus bas depuis environ un an et neuf mois, les investisseurs privilégiant le dollar dans un contexte de tensions géopolitiques accrues.
Cette combinaison de pétrole plus élevé et de yen plus faible est particulièrement inconfortable pour le Japon. Cela accroît le risque d’une inflation importée alors même que le pouvoir d’achat réel des ménages reste sous pression, ce qui complique le mix politique du gouvernement et de la Banque du Japon.
Le contexte géopolitique plus large est également resté au centre de l’attention. Le président Donald Trump a déclaré que les États-Unis étudiaient une éventuelle réduction des troupes en Allemagne, tandis qu'un témoignage devant un comité de la Chambre des représentants américain a soutenu que, malgré les critiques à l'égard de l'ONU, Washington devrait rester engagé pour éviter de céder son influence à la Chine.
Dans l’ensemble, les gros titres pointent vers un environnement extérieur plus fragile pour l’Asie : des coûts énergétiques plus élevés, des conditions de dollar plus fermes et des frictions stratégiques plus visibles. S’il se maintient, ce mix pourrait peser sur la croissance régionale, maintenir les risques d’inflation élevés dans les économies importatrices d’énergie et rendre les marchés plus sensibles aux signaux politiques et aux chocs géopolitiques.