Le principal signal macroéconomique est que les coûts de l’énergie sont à nouveau au cœur des perspectives du Royaume-Uni, déterminant à la fois le soutien budgétaire à l’industrie et le jugement de la Banque d’Angleterre en matière d’inflation.
Un programme visant à réduire les factures des entreprises à forte intensité énergétique est en train d'être étendu à 3 000 autres entreprises. Cela devrait alléger la pression sur certains fabricants et autres gros utilisateurs, mais cela souligne également à quel point des pans de l’économie restent exposés à la volatilité des coûts de l’électricité et du carburant.
Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, a déclaré à la BBC qu'il ne précipiterait pas la hausse des taux d'intérêt, affirmant que le choc énergétique de la guerre en Iran rendait la prochaine décision sur les taux « très, très difficile ». Le message pointe vers un dilemme politique : des prix plus élevés de l’énergie peuvent faire monter l’inflation, tandis qu’un resserrement des coûts d’emprunt risque d’affaiblir davantage la demande.
La protection des consommateurs devient également une priorité. Les avertissements concernant les bonnes affaires en ligne contrefaites, y compris les parfums dangereux, surviennent alors que le gouvernement mène des consultations sur des règles de sécurité des produits plus strictes, ce qui pourrait accroître les exigences de conformité des marchés et des vendeurs en ligne.
Par ailleurs, des responsables des médias sociaux sont appelés à Downing Street pour discuter de la sécurité des enfants, renforçant ainsi le sentiment que les plateformes numériques font l’objet d’un examen plus approfondi de la part des décideurs politiques.
Ensemble, ces évolutions sont importantes car elles touchent plusieurs points de pression à la fois : les coûts des entreprises, la sécurité des ménages, la réglementation des plateformes et le compromis inflationniste de la banque centrale. Pour les marchés, la question clé est de savoir si les chocs énergétiques maintiennent l’inflation suffisamment rigide pour retarder une politique plus souple, ou si une croissance plus faible oblige à une politique de taux plus prudente.