Les chocs tarifaires et la hausse du pétrole assombrissent les perspectives avant le rapport sur l’emploi aux États-Unis

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Les investisseurs se tournent vers le rapport sur l'emploi américain de mars avec des inquiétudes sur la croissance déjà croissantes alors que les mesures commerciales se resserrent et que les risques géopolitiques poussent le pétrole à la hausse. Les économistes s'attendent à une modeste augmentation de 59 000 emplois et à un taux de chômage stable à 4,4 %, une combinaison qui renforcerait l'idée d'un marché du travail en ralentissement mais toujours résilient. Dans le même temps, la hausse des prix de l’énergie et les nouveaux ajustements tarifaires compliquent le contexte inflationniste et politique.

Le principal point à retenir sur le plan macroéconomique est que les perspectives mondiales deviennent de plus en plus difficiles à interpréter à mesure que les attentes plus faibles en matière d’emploi aux États-Unis se heurtent à de nouveaux chocs du côté de l’offre liés à l’énergie et au commerce. Cette combinaison laisse entrevoir des risques de ralentissement de la croissance et une nouvelle pression sur les prix.

Aux États-Unis, l’attention se porte sur le rapport sur l’emploi de mars publié vendredi, où la croissance de la masse salariale devrait ralentir à 59 000 et où le taux de chômage devrait se maintenir à 4,4 %. Un rapport dans cette fourchette suggérerait que la demande de main-d’œuvre ralentit sans pour autant signaler une forte détérioration.

Les marchés réagissent également à la hausse des prix du pétrole après que le président Donald Trump a menacé de nouvelles frappes contre l'Iran. La hausse des prix du brut a rapidement alimenté une tendance plus large à l'aversion au risque, les actions ayant chuté alors que les investisseurs évaluaient la possibilité d'un choc géopolitique plus prolongé.

La politique commerciale a ajouté une autre couche d'incertitude après que l'administration a annoncé des ajustements aux droits de douane sur les métaux et un droit de 100 % sur les produits pharmaceutiques, tout en invoquant également des problèmes d'accessibilité financière. Cette combinaison suggère que les décideurs politiques tentent de trouver un équilibre entre les objectifs industriels et stratégiques et le risque d’augmentation des coûts pour les entreprises et les ménages.

Dans l’ensemble, les gros titres pointent vers un mix politique plus difficile : des embauches plus faibles plaideraient en faveur d’un soutien à la croissance, mais des coûts pétroliers et tarifaires plus élevés pourraient maintenir les risques d’inflation en vie. Cela est important pour les banques centrales, les rendements obligataires et les marchés boursiers, car cela augmente le risque que la politique reste restrictive même si la dynamique économique se ralentit.

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