Les pressions inflationnistes et la géopolitique compliquent les perspectives politiques mondiales

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De nouveaux signes de pression sur les prix aux États-Unis, un choc pétrolier lié au conflit avec l’Iran et des hausses de salaires au Japon témoignent d’une économie mondiale toujours aux prises avec l’inflation, même si les inquiétudes concernant la croissance persistent. La réticence de l’Europe à s’aligner sur Washington sur l’Iran ajoute à l’incertitude géopolitique, tandis que les résultats plus solides des banques sud-coréennes suggèrent que certaines parties du système financier asiatique bénéficient de la résilience des activités payantes. Ensemble, ces gros titres renforcent un contexte macroéconomique dans lequel les banques centrales resteront probablement prudentes et les marchés resteront sensibles à l’énergie, aux salaires et aux signaux politiques.

Le principal point à retenir sur le plan macroéconomique est que les risques d’inflation s’avèrent tenaces, au moment même où la géopolitique rend l’environnement politique plus difficile à gérer. La hausse des prix de gros aux États-Unis, les perturbations liées au pétrole et le renforcement des accords salariaux au Japon suggèrent que la dynamique des prix reste active dans les principales économies.

Aux États-Unis, les prix de gros en février ont augmenté de 0,7 % sur le mois et de 3,4 % sur un an, bien au-dessus des attentes. Cela confirme que les pressions inflationnistes ne se limitent pas aux coûts énergétiques des consommateurs et expliquent pourquoi la Réserve fédérale agit avec prudence, même sous la pression politique pour assouplir sa politique.

La décision de la Fed de maintenir ses taux d’intérêt souligne cette prudence, en particulier à l’heure où le choc pétrolier lié à l’Iran assombrit les perspectives. La hausse des prix de l’énergie peut à la fois peser sur la demande des ménages et sur les marges des entreprises, obligeant les décideurs politiques à peser une croissance plus faible par rapport au risque d’une reprise de l’inflation.

Le refus signalé de l’Europe de se joindre aux demandes américaines en faveur d’une réponse maritime plus dure autour du détroit d’Ormuz met en évidence un fossé politique grandissant entre les alliés. Si ces divergences limitent une réponse coordonnée, les marchés pourraient devoir intégrer une période d’incertitude plus longue autour d’un goulot d’étranglement énergétique mondial clé.

Au Japon, les négociations salariales du printemps de cette année ont donné lieu à des réponses salariales de haut niveau dans les grandes entreprises, mais la question clé est de savoir si ces gains se propageront aux petites entreprises et aux travailleurs non réguliers. Cette transmission sera déterminante pour savoir si le Japon pourra maintenir une croissance du revenu réel supérieure à l’inflation et soutenir la demande intérieure de manière plus générale.

La Corée du Sud offre un signal différent : les bénéfices des banques ont augmenté de 8,2 % en 2025, aidés par les revenus hors intérêts plutôt que par les seuls prêts traditionnels. Pour les investisseurs et les décideurs politiques, le message plus large est que la croissance, l’inflation et l’orientation du marché dépendront de la question de savoir si les chocs énergétiques, les hausses de salaires et les pressions sous-jacentes sur les prix obligeront les banques centrales à rester plus restrictives plus longtemps.

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