L'économie chinoise est confrontée à un environnement extérieur de plus en plus fragile, au moment même où ses décideurs politiques ont besoin de la stabilité des exportations et de la modération des prix des matières premières. Une nouvelle enquête commerciale américaine ciblant le secteur manufacturier en Chine et dans l'UE ravive l'incertitude tarifaire, tandis que le conflit iranien replace le risque géopolitique au cœur des préoccupations des marchés mondiaux.
La démarche de Washington suggère que l'administration Trump cherche toujours des moyens de rétablir son levier tarifaire, après que la Cour suprême a rejeté son approche précédente. Parallèlement, des sanctions américaines distinctes visant deux entreprises et six individus pour le financement d'armes nord-coréennes viennent renforcer une politique de sécurité prioritaire plus large en Asie.
Dans le même temps, la situation au Moyen-Orient a évolué d'un conflit isolé vers un risque économique plus étendu. Des rapports faisant état d'une frappe américaine meurtrière sur une école iranienne, du crash d'un avion ravitailleur militaire américain en Irak, et le témoignage d'un habitant de Téhéran décrivant la vie sous les attaques, soulignent tous un conflit qui devient plus coûteux et plus difficile à maîtriser.
Le canal de transmission le plus direct pour la Chine concerne l'énergie et le transport maritime. Avec 6 000 marins philippins qui seraient bloqués suite à la fermeture du détroit d'Ormuz, et alors que les responsables américains abordent les possibles retombées des